Ça va mieux en Guadeloupe: l’État rétablit l’égalité de traitement policier

Publié: 22/02/2009 dans A suivre
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Finalement, l’égalité républicaine semble se rétablir en Guadeloupe. Il n’y a en effet aucune raison que les cités des banlieues métropolitaines soient traités avec moins de tact que celles de Pointe-à-Pitre ou de Basse-Terre. Principe immédiatement mis à exécution, visiblement, vendredi 20 février à 6h30 dans un HLM de la cité Henri-IV de Point-à-Pitre. Une interpellation organisée dans le cadre de l’enquête sur la mort par balles, en début de semaine, du syndicaliste Jacques Bino.

Selon le récit qu’en a fait le blog « Chien créole », rien ni personne n’a été épargné, pas même la grand-mère. Rappelons qu’au lendemain du drame, la plateforme LKP, au centre de la mobilisation, avait renouvellé son «appel au calme». Un appel au calme, en toute logique, qui s’adressait autant aux jeunes révoltés qu’aux représentants de l’Etat.

«Même si Chien Créole a fait partie de ceux qui ont immédiatement exigé une enquête rapide pour faire toute la lumière sur la mort de notre camarade, conclut l’article, nous demandons aux forces de l’ordre de garder leur sang-froid et prévenons par avance que nous n’accepterons pas que Patrice devienne le bouc émissaire dont la police a besoin pour boucler son enquête. Nous attendons du professionnalisme, des preuves surtout et réitérons que, comme la police est peut-être impliquée dans cette affaire, la présence au cours de l’enquête d’une organisation internationale des droits humains est seule à même de garantir l’impartialité requise à la l’établissement de la vérité. Et puisqu’on parle de droits humains, Chien Créole déplore ici officiellement les méthodes de cowboys employées ce matin, même s’il comprend bien qu’il fallait frapper fort pour qu’un étudiant endormi et sa redoutable grand-mère ne provoquent un nouveau bain de sang parmi la trentaine de policiers cagoulés et surarmés participant à l’opération».

lkp1Dimanche 22, le LKP a publié cette mise en garde à propos de l’arrestation: «Un homme est mort au nom de l’état de droit et le droit s’évertue à enlever à sa mort toute signification et à lui ravir le sens de son combat. Tels des rapaces ayant lorgné un cadavre, les autorités se précipitent à se disculper et à inculper d’autres. Le cirque médiatico-judiciaire retrouve ses metteurs en scène, ses acteurs et ses prières. Mais, aucune de ses prières n’accompagnent véritablement l’âme meurtrie de Jacques.»

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