Archives de 10/09/2010

L’émission Là-bas si j’y suis de Daniel Mermet sur France Inter était à Dunkerque (émission du jeudi 9/9) pour évoquer les faits d’armes d’une entreprise hautement citoyenne, Eamus Cork Solutions. Sortie de l’anonymat grâce aux limiers du Plan B (lire notre billet), cette société a décroché un gros marché avec les autorités française et britannique pour aller renifler dans les camions en instance vers l’Angleterre afin de repérer des migrants en détresse qui tentent de passer la Manche. Excellente occasion de narrer une nouvelle fois les aventures du patron de la boite, Patrick Guerbette, ex-flic des RG et écrivain illuminé à ses heures perdues, qui met en avant ses valeurs «éthiques» et son «humanisme» sur sa vitrine internet. Heureusement, le reporter Julien Brygo est allé traîner son micro dans les entrepôts de la compagnie, et recueilli les témoignages de salariés qui dressent un tout autre portrait de leur travail «humaniste».

nb: le reportage démarre à 12’43

En arrivant au pouvoir en Grande-Bretagne, la nouvelle coalition libérale l’avait juré craché: « fini la société de surveillance ». Pour faire un exemple, le vice-Prime Minister Nick Clegg a décidé de sacrifier Contact Point (wikipedia), une sorte de « casier social » des mineurs contenant 11 millions de dossiers (enfants de zéro à 18 ans – limité à l’Angleterre et au Pays-de-Galles).

Le système a, parait-il, été débranché début août. Mais bon, comme la Grande-Bretagne est un pays moderne on ne va pas retourner aux fiches en carton. A l’occasion d’un récent panorama des casiers scolaires en Europe écrit pour Owni.fr, j’ai discuté avec Terri Dowty, le directeur de l’ONG Action on Rights for Children (ARCH) et membre de Privacy International. Il m’a mis sur la piste d’un fichier « bis »: «National eCAF». Les Anglais ont trouvé la parade au problème du consentement des parents : à partir de 12 ans, l’enfant seul peut donner son accord à être catalogué…

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