Archives de avril, 2011

L’affaire Carlo Giuliani est officiellement close depuis le 24 mars 2011. Ce jeune manifestant italien est mort il y a dix ans, le 20 juillet 2001, lors des affrontements entre altermondialistes et police antiémeute italienne en marge du triste sommet du G8 de Gênes — quelques jours après que Berlusconi ne revienne au pouvoir. La Cour européenne des Droits de l’homme (CEDH), après un premier verdict plutôt favorable à la victime en 2009, vient au contraire de donner raison aux robocops italiens.

Mais cet arrêt du 24 mars a été contesté au sein même de la CEDH. Pas moins de trois «opinions partiellement dissidentes» (c’est le terme juridique) ont été émises le même jour. Ces trois avis minoritaires affirment au contraire que l’Italie a bien violé l’article 2 de la Convention (dit « droit à la vie »), en n’ayant pas suffisamment respecté les procédures pour éviter la mort du jeune manifestant. Sans parler du fait que la jeep d’où est parti le coup de feu a ensuite roulé allègrement sur le corps du jeune activiste.

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Extrait de la cérémonie 2011 des Big Brother Awards en Allemagne, le 1/04/2011. Rena Tagens, l’une des organisatrices, présente l’un des lauréats de la catégorie ‘Communications’.

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Le principe de rétention des données électroniques vient à nouveau de s’effriter en Europe. Après l’Allemagne, la Roumanie et la Bulgarie, c’est la Cour constitutionnelle tchèque qui vient de censurer sa loi sur les télécoms ayant transposé une directive européenne de 2006. Celle qui exige des opérateurs qu’ils conservent pendant au moins six mois les données de connexion de tous les citoyens sans exception, « des fois que »… Données pouvant dresser un profil inquisiteur de chaque personne, de ses intérêts, relations, opinions… Comme par hasard, parmi les pays qui ont initié des recours juridiques contre cette directive scélérate, tous sont des pays qui ont déjà testé ce type de « surveillance préventive », inhérente aux « démocraties populaires » et de leurs polices politiques. Il y a en effet comme un air de Securitate ou de Stasi qui plane dans l’air de cette directive. En Tchécoslovaquie, on l’appelait la StB (Státní Bezpečnost – sécurité d’Etat), traduction littérale de Staatssicherheit (Stasi). »[…]

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Voilà que l’affaire du « fichier des primaires » du Parti socialiste refait surface. Il fallait bien signer la fin du débat sur l’islam (pardon, la laïcité), alors JF Copé, chef du politburo de l’UMP — suivi par le président du Sénat aujourd’hui — s’est interrogé sur la « légalité des primaires socialistes ». Et notamment du fichier d’électeurs que le PS a du constituer pour l’occasion. Le plus drôle, c’est que Copé ose parler de «flicage» — après avoir voté la LOPPSI, c’est gonflé —, et n’a pas l’air de savoir que le fichier électoral, comme le dit la CNIL, est accessible à tout parti politique à des fins de «prospection».

La question s’est déjà posée en janvier dernier, et le PS a fourni les mêmes réponses: tout est nickel. Nickel question procédures de déclaration, en revanche le sort de cette base de données après les primaires, et son exploitation pour l’élection en tant que telle, peut poser d’énormes problèmes. Je republie ci-dessous un billet de janvier 2011. Il était question du plan d’attaque du PS pour organiser ces primaires, détaillé par le menu dans un document de juin 2009 signé Terra Nova, le think-tank préféré du PS. Vous verrez comment les pontes socialistes s’émmerveillaient du «rêve orwellien» réussi par Barak Obama après sa victoire de 2008: «ficher l’intégralité du pays» grâce à «la technique du micro-targeting».

  • [Article original 24/01/2011]