Articles Tagués ‘développement’

Les habitants de Benghazi, haut lieu de la résistance au pouvoir Kadhafi, n’imaginent pas à quel point la France mérite toute leur gratitude. Le 10 mars les rebelles retranchés dans la deuxième ville du pays ont brandi le drapeau français suite à la reconnaissance par la France du conseil de transition. Ils peuvent dès à présent saluer les obus made in France qui tentent d’écraser l’armée du colonel, tout en évitant de se rappeler que ses missiles Milan sont aussi d’origine française. Mais la diplomatie est un grand cirque cynique qui recèle d’autres surprises.

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(CC) BySa La Quadrature du Net

(CC) BySa La Quadrature du Net

Fin de l’Acte 3 pour l’ignoble LOPPSI, qui est passée en 2ème lecture à l’Assemblée la semaine dernière (voilà le texte validé par les députés). Il y en a pour tous les goûts: le filtrage administratif du Net en zappant monsieur le juge, qui va même profiter aux trafiquants d’images pédophiles, maintien de l’article 32 ter-A sur la répression des habitats précaires, ainsi que toutes les autres dispositions relatives au vidéoflicage, aux fichiers policiers ou aux perquises électroniques (mouchards déposés sur les ordinateurs de suspects, à leur insu), sans oublier le dépistage obligatoire du VIH en cas d’agression sur un policier… Sans surprise, les députés membres de la CNIL ont voté pour le texte. Un nouvel article, le 30 ter, a été édulcoré au dernier moment: il visait à lancer des enquêtes de moralité sur des personnes qui usent de leur droit d’accès aux données publiques…

Curiosité: l’article 2 fait entrer l’«usurpation d’identité» dans le code pénal. De l’escroquerie aux atteintes à la réputation. Par ricochet, cela pourra aussi servir à coincer ceux qui changent d’adresse IP pour contourner la loi Hadopi… Mais pour laver la réputation d’une administration, outragée par un canular à la Yes Men, c’est pas encore au point… Retour sur l’affaire du faux repenti du 14 juillet qui remue de vieilles histoires entre la France et Haiti…

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[UPDATED 17/08] — Mais qu’a donc à se reprocher la République française en Haïti? Quelques trublions activistes ont touché une corde sensible. Ils ont simulé une repentance diplomatique de la France vis à vis de cette île déshéritée des Caraïbes, l’une de ses anciennes colonies, la première à quitter le giron français en 1804. Ce groupe s’est baptisé « CRIME » — «Comité pour le Remboursement Immédiat des Milliards Envolés» —, et se bat pour que Haïti, ravagé par un séisme en janvier 2010, récupère la « dette coloniale » qu’elle a du payer à la France comme gage d’indépendance.

Comme on peut le lire en détail sur HNS Infos, les activistes ont monté, façon Yes Men, un beau site internet pastiche de celui du ministère des Affaires étrangères (www.diplomatiegov.info). Et le 14 juillet, ils ont bidonné une déclaration officielle qui affirme que la France va rembourser 21 milliards de dollars US (17 Md€), soit «la somme, majorée d’intérêts de 5%, que le petit pays antillais a versée à l’ancien colonisateur de 1825 à 1952 en échange de son indépendance». Depuis que la nouvelle s’est ébruitée, fini de rire. Menaces de procès, intimidations, harcellement téléphonique… On ne joue pas ainsi avec l’image de la France! (suite…)

 

(Les Amis de la Terre)

Mufulira (Zambie), éventrée et polluée par une mine de cuivre qui a été financée par la BEI

 

[Droit de suite…] La mégabanque de l’Union européenne qui finance des projets pourris en Afrique en passant par des paradis fiscaux, ça vous interpelle? C’était l’objet, l’été dernier, d’un rapport salé d’une coalition d’ONG (Counter Balance) à propos des prêts douteux de la BEI, la Banque européenne d’investissement, en Afrique.

Il révélait une nouvelle facette de la domination occidentale: l’irruption obscène de la haute finance institutionnelle — de l’argent public garanti par les budgets des 27 Etats membres — dans la surexploitation des ressources africaines, causant des désastres pour l’environnement et aggravant du même coup le fossé entre nantis et démunis. (suite…)

Le Syndicat de la magistrature nous apprend que la CNCDH, la commission consultative sur les droits de l’homme, vient d’adresser à la France (avis du 4/02 .pdf) une sacrée piqûre de rappel. Cela fait près de 10 ans qu’après avoir ratifié la convention qui établissait la CPI (Cour pénale internationale), la Grande France est toujours dans les choux: elle n’a toujours pas adapté son droit pénal! C’est bien, devant l’ONU, de donner des leçons aux USA pour leur propension guerrière et pour, justement, s’opposer aux principes mêmes d’une CPI. Mais quand, dans le même temps, on tergiverse pendant dix ans, c’est tout aussi scandaleux. Sarko, Kouchner et leur clique risquent d’être hués fin mai en Ouganda, lors d’une conférence internationale qui va compter ses bons et mauvais élèves. (suite…)

 Marathon vert. « Si on y va, on y va vraiment »

Le Président Sarkozy a hâte de sauver la planète. Mais comment rallier le sommet de Copenhague sans brûler trop de carbone ? Course contre la montre.

Texte & voix: Guillaume Podrovnik & Marie-Andrée de St-André.
Source: Arteradio.com(crédit météo: le Journal du futur)

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Mufulira, nord de la Zambie. Un quartier entier a été défiguré par la construction d’une mine de cuivre en pleine zone urbaine. Exploité par le consortium Mopani Copper Mine, « elle rejette du souffre dans l’air qui devient alors irrespirable, et le sol est tellement acide qu’il faut faire un jour de marche pour trouver des terres fertiles », selon le témoignage d’une chef de mission de l’ONG Les Amis de la terre, qui était sur place en mars 2009. En consommant l’eau contaminée par une fuite d’acide causée par la mine, 700 personnes ont ete empoisonnées, c’était en janvier 2008.

mufulira-mapRéjouissez-vous, ce beau projet vous l’avez un peu payé: la mégabanque de l’Union européenne, la BEI, a prêté 48 millions d’euros en 2005. Actionnaire majoritaire de Mopani Copper Mine: Carlisa Investment, qui a installé sa boite aux lettres aux Iles Vierges britanniques… C’est bien ça : la BEI, avec l’argent public, soutient des chantiers crades en alimentant des paradis fiscaux, comme le dénonce un rapport de juillet 2009. L’évasion, voire l’érosion fiscale : le nouveau pillage de l’Afrique.

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