Articles Tagués ‘médias’

Les gesticulations politiques de David Cameron sont pathétiques. Le Prime Minister de Sa Majesté trouve donc que les soulèvements qui éclatent dans les principales villes britanniques depuis quelques jours, suite à la mort d’un jeune londonien sous les balles de la police, ont quelque chose à voir avec les réseaux sociaux et les textos échangés par Blackberry. Cette stupide déclaration de Cameron, la voici:

Nous travaillons avec la police, les services de renseignements (sic) et les industriels, à chercher s’il serait envisageable d’empêcher les gens de communiquer avec ces sites web (resic) et ces services lorsque nous savons qu’ils préparent des actes de violence, du désordre et du crime.

Stupide, car elle reprend quasiment les mêmes termes employés il y a tout juste un an, en aout 2010, par le très démocratique gouvernement de Sa Majesté… saoudienne.

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Vous avez aimé le professeur Pellerin en 1986? Alors vous allez adorer André-Claude Lacoste en 2011. Hier à la télé, le grand patron de l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN), un haut fonctionnaire X-Mines qui émarge dans le nucléaire civil depuis 1993, a cherché à apaiser les craintes liées aux retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima. «Le nuage radioactif devrait atteindre les Antilles françaises à partir du 21 mars, à des niveaux extrêmement bas sans aucune conséquence». […]

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(Plus haut, Madelin jeune ministre nous présente son central téléphonique placebo – Antenne 2, avril 1986. Plus bas en bonus, la solution fatale.)

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(CC) BySa La Quadrature du Net

(CC) BySa La Quadrature du Net

Fin de l’Acte 3 pour l’ignoble LOPPSI, qui est passée en 2ème lecture à l’Assemblée la semaine dernière (voilà le texte validé par les députés). Il y en a pour tous les goûts: le filtrage administratif du Net en zappant monsieur le juge, qui va même profiter aux trafiquants d’images pédophiles, maintien de l’article 32 ter-A sur la répression des habitats précaires, ainsi que toutes les autres dispositions relatives au vidéoflicage, aux fichiers policiers ou aux perquises électroniques (mouchards déposés sur les ordinateurs de suspects, à leur insu), sans oublier le dépistage obligatoire du VIH en cas d’agression sur un policier… Sans surprise, les députés membres de la CNIL ont voté pour le texte. Un nouvel article, le 30 ter, a été édulcoré au dernier moment: il visait à lancer des enquêtes de moralité sur des personnes qui usent de leur droit d’accès aux données publiques…

Curiosité: l’article 2 fait entrer l’«usurpation d’identité» dans le code pénal. De l’escroquerie aux atteintes à la réputation. Par ricochet, cela pourra aussi servir à coincer ceux qui changent d’adresse IP pour contourner la loi Hadopi… Mais pour laver la réputation d’une administration, outragée par un canular à la Yes Men, c’est pas encore au point… Retour sur l’affaire du faux repenti du 14 juillet qui remue de vieilles histoires entre la France et Haiti…

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Villiers-sur-Marne, 2009 (arte.tv)

La question de la délinquance des jeunes fait à nouveau l’objet d’une vaste opération de com’ qui n’est pas sans rappeler la triste année 2005, qui se terminera par une série d’émeutes dans tout le pays. A cette époque, un député de l’UMP, Jacques-Alain Benisti, sortait de l’anonymat avec un rapport devenu fameux qui préconisait pour la première fois la « détection précoce » des enfants turbulents pour leur éviter la case prison dans leur adolescence. C’est cette même année que l’Inserm, l’institut public de recherche médicale, publiait une « revue d’études » sur la question, en prenant le partie de traiter la question là aussi sous l’angle « prédictif ».

Le 14 octobre 2010, le gouvernement organisait les premières « Assises de la prévention de la délinquance juvénile » (sic). Le 4 novembre,  Jean-Marie Bockel, le sous-ministre à la Justice, sortait un nième rapport sur la question. Comme par hasard, aujourd’hui même 10 novembre, Bockel doit faire mousser son « rapport » à Villiers sur Marne, fief de Bénisti… Pour régler la question « jeunes », les vieilles ritournelles prennent toujours le dessus. Voici quelques notes discordantes et deux documentaires à ne pas manquer.

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Images Jet Lambda // Musique John Williams (Jaws, 1975) (suite…)

C’était le 22 septembre 2006, lors du 2ème festival du Film grolandais de Quend-Plage-Les-Pins, dans la Somme. Eric Martin et Pierre Carles présentaient en avant première une ébauche de « Choron, Dernière », qui allait finalement sortir au cinéma en janvier 2009. Dans l’unique salle de Quend, Carles n’a pas pu rater au 3ème rang l’ex-directeur des programmes de Canal Plus, Alain de Greef, en poste en 1995/96 lorsque son film, « Pas vu pas pris », commandé par la chaîne, a été trappé après de vaines tentatives de le censurer et de l’édulcorer. On comprend mieux pourquoi, dix ans plus tard, Pierre Carles ne peut s’empêcher de foncer dans le tas d’une partie du gratin de Canal qui parrainait le (désormais défunt) festival de Groland. « Pas vu pas pris » a toujours eu un goût d’inachevé.

Carles s’est toujours dit qu’il tournerai la suite, un jour… Et puis voilà donc « Fin de concession », qui sortira le 27 octobre dans seulement 7 salles (Paris, Nantes, Grenoble, Nice, Poitiers, Bayonne, Caen et St-Ouen-L’Aumone…). (suite…)

C’est en lisant le verdict de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris du 4 juin 2010, qui a donc condamné le ministre de l’Intérieur en exercice pour injure raciale, que l’on découvre cette subtilité: la défense du ministre a tenté d’annuler la procédure en prétextant que le procès devait se dérouler en Auvergne…

Traîné en justice par le MRAP et d’autres associations pour ses proposes tenus, en septembre 2009, lors d’une réunion de l’UMP dans les Landes, Hortefeux avait donc amusé la galerie avec sa phrase (en s’adressant à un militant un peu basané) — «Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes». Le TGI de Paris l’a déclaré coupable «d’injures non publiques envers un groupe de personne en raison de leur origine, en l’espèce les personnes d’origine arabe». Et condamné à verser aux plaignants 2000 euros de dommages et intérêts, et à régler 3588 euros de frais de procédure. Il reste toutefois «présumé innocent» — ne soyons pas vache… — car il a décidé de faire appel. (suite…)