Articles Tagués ‘politique’

C’est en lisant le verdict de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris du 4 juin 2010, qui a donc condamné le ministre de l’Intérieur en exercice pour injure raciale, que l’on découvre cette subtilité: la défense du ministre a tenté d’annuler la procédure en prétextant que le procès devait se dérouler en Auvergne…

Traîné en justice par le MRAP et d’autres associations pour ses proposes tenus, en septembre 2009, lors d’une réunion de l’UMP dans les Landes, Hortefeux avait donc amusé la galerie avec sa phrase (en s’adressant à un militant un peu basané) — «Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes». Le TGI de Paris l’a déclaré coupable «d’injures non publiques envers un groupe de personne en raison de leur origine, en l’espèce les personnes d’origine arabe». Et condamné à verser aux plaignants 2000 euros de dommages et intérêts, et à régler 3588 euros de frais de procédure. Il reste toutefois «présumé innocent» — ne soyons pas vache… — car il a décidé de faire appel. (suite…)

 

IT1 20H - 03/11/1976 (ina.fr)

Tout le monde croyait que c’était à cause du projet de mégafichier administratif SAFARI, envisagé pendant l’ère Pompidou au début des 70s, que l’Etat avait finalement du adopter, en 78, la première loi informatique et libertés. En fait non! Bakchich vient en effet d’exhumer une vidéo de l’INA qui date de novembre 1976, dans laquelle le ministre de l’Intérieur de Giscard, Michel Poniatowski, prétendait lutter contre «les fichiers politiques du Parti communiste» (sic) pour justifier une telle loi… Quel rapport? Et bien le propre fils de Ponia, Axel, aujourd’hui député UMP et tête de liste dans le Val d’Oise, est attaqué en diffamation par son concurrent du PS Ali Soumaré. Ponia Junior a en effet participé, avec le maire de Franconville Francis Delattre, à la campagne nauséabonde sur le présumé passé sulfureux de Soumaré. Un passé judiciaire qui n’aurait pas pu être évoqué sans une consultation minutieuse du fichier STIC ou du casier judiciaire.

Mise à jour: les indiscrétions relayées par les députés ne proviennent pas, finalement, des fichiers de police, explique Le Monde (2/04), plutôt des services du tribunal de Pontoise.
PS – Vous avez reconnu le présentateur du JT? Gagné: Patrice Duhamel, aujourd’hui directeur de l’antenne du groupe France Télévisions.

« Quant l’information va mal, c’est toute la démocratie qui est en danger ». Wahou! Quel programme. Arte nous invitait la semaine dernière à voir un documentaire de 26’ qui a bénéficié d’une promotion plutôt inhabituelle, intitulé « Huit journalistes en colère ».

Dans les rôles titres, voilà quels étaient les « journalistes » conviés à s’exprimer sur ce sujet brûlant pour la démocratie: FO Giesberg (Le Point, ex-Figaro), Chabot et Pujadas (F2), Philippe Val (France Inter, ex-Charlie), Elkabbach (Europe 1), enfin Fottorino (Le Monde) et Plenel (Mediapart, ex-Le Monde). Douze ans après « Pas vu pas pris », de Pierre Carles, qui mettait son nez dans les relations incestueuses entre médias et politiques, un tel casting a de quoi faire flipper ! (3 vidéos à suivre) (suite…)

videoPlage

Affiche du Collectif Démocratie et Libertés (Paris)

«La généralisation de la vidéosurveillance n’a rien de moderne. Son efficacité n’est pas véritablement démontrée dans la lutte contre la délinquance sur la voie publique. Elle n’est pas une demande des citoyens dont on trompe le désir de sûreté à coups de sondages très orientés». De qui cette courageuse déclaration? De Pouria Amirshahi, le secrétaire national aux Droits de l’homme du Parti socialiste, dans un bulletin réservé aux adhérents, daté du 13 juillet 2009, que nous avons pu nous procurer.

De quoi alimenter un débat interne qui risque d’être sanglant, car la plupart des élus PS n’ont jamais renoncé aux caméras de surveillance pour gérer leur « tranquillité publique ». Surtout à Paris où le maire Delanöe, converti farouchement depuis l’an dernier, suit les exemples de Lyon, Strasbourg ou Grenoble.

(suite…)