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Grenoble, 1er mai (indymedia)

Grenoble, 1er mai (photos grenoble.indymedia.org)

Après les slogans, les actes. «Aujourd’hui 1er mai, 10 heures du matin, place de la Gare. Il pleut. Peu de gens sont venus pour manifester. Peut-être 2 ou 3 milles personnes. Derrière le cortège de la CNT, une bonne centaine de personne forme un cortège festif et coloré contre la vidéosurveillance. Masques, perruques, confettis, nez de clown, instruments de percussions… (…).

C’est lorsque le cortège arrive à l’embranchement de Jean Jaurès et du cours Berriat que commencent véritablement les festivités. A cet endroit se trouve une des nouvelles caméras installées par la mairie. Très rapidement, les banderolles forment un cercle de protection autour de la caméra. Le cortège se place au milieu des banderolles. Une échelle est alors posée contre le poteau qui tient la caméra. Une personne monte alors avec un marteau. Il lui suffit de quelques coups pour que le dôme vole en éclat, et que la caméra qu’il contient se retrouve par terre. Aplaudissements et hourras partout autour !» (source grenoble.indymedia.org)

Une 2ème caméra dôme sera mise hors d’état de nuire dans la foulée. A la suite de la manif  — dispersée avec violence, normal, qui mènera au moins un manifestant à l’hosto — une personne sera gardée à vue pour cette «destruction». La sabotage, c’est pas bien? Destruction de bien public, c’est dans le code pénal. Surveillance illégale et illégitime provenant d’une personne dépositaire de l’autorité publique, pas encore aussi clairement. CQFD. (cf nos billets sur le métro et le tramway parisien)

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Il n’y a pas que les rames new age de la RATP qui dissimulent leurs oeilletons de surveillance. Ci-contre l’une des 8 caméras que l’on peut trouver dans un tramway de la ligne T3 à Paris. Là encore, le décret de 96 qui exige que tout réseau de vidéosurveillance dans un lieu public doit faire l’objet d’une «information claire et permanente», n’est pas respecté: un panneau d’information avertit le public sur le quai de chaque station, mais jamais dans les trains!

Comme la ligne T2 du reste, la T3 embarque des voitures de type Citadis, construites par Alstom pour le compte d’une trentaine de villes dans le monde.

Dans le T3, il n’y a « que » 8 caméras par rame (contre 60 dans le métro), «deux pour chacun des trois accès à double-battant, et une pour chacune des deux petites entrées aux extrémités», d’après un témoin qui nous a envoyé ces clichés.  (suite…)

[Suite… ici dans le tram parisien, là dans les rues de Grenoble.]

A Grenoble en mars dernier, des citoyens ont imprimé des tracts appelant au démontage d’une fournée toute neuve de caméras dômes, installées en catimini par le maire PS Michel Destot. Aucune trace dans les décisions du conseil municipal, et pas plus d’information dans la rue pour les passants. Les tracts annonçaient: «Démontons les caméras».

A Paris, dans les nouvelles rames de la ligne 2 (après celles de la ligne 14 et bientôt les lignes 1, 5 et 9), des caméras se dissimulent derrière une glace sans tain — et pas loin, le comble, des murs d’écrans plats vont bientôt cracher des publicités. Aucun panneau n’indique la présence de ces yeux électroniques une fois monté à bord — il y a 60 caméras dans une seule rame unique de 5 wagons. Des caméras clandestines car la télésurveillance vidéo sur la voie publique doit faire l’objet d’une information «claire et permanente» auprès des usagers. Moralité: ceux qui prétendent nous « protéger » ne sont parfois que de vulgaires délinquants. Et récidivistes avec ça. (suite…)