Plutonium Princess

Publié: 07/03/2009 dans A l'arrache

Bourré de 1,8 tonne de Mox, le cargo Pacific Heron a quitté le port de Cherbourg aux alentours de 17h15 jeudi 5 mars. Le Mox? Un combustible issu de l’uranium cramé dans les centrales nucléaires. Bon, vous connaissez Areva, la boite qui produit l’énergie propre sans CO2? Et bien le Mox, produit aussi par Areva, c’est la version « recyclée » du combustible nucléaire. Ce discours permet de conditionner à nouveau la population sur les bienfaits du « nuke power ». Faire croire que dans le nucléaire aussi, on recycle, c’est une industrie comme les autres, on recycle l’uranium cramé des centrales comme on recycle le verre et le carton. Vous suivez?

Et bien le problème, c’est que dans le Mox, il y a du plutonium (des oxydes, mais c’est pareil). Un truc sympa qui perd la moitié de sa radioactivité en 24.000 ans. Bref, de quoi faire pas mal de petite bombinettes pas dégueux. Mais alors transporter tout ça sur un bateau, pour un voyage de 70 jours — en 2 convois, de surcroit, un autre navire devant embarquer la moitié —, c’est pas un peu tentant pour des terroristes, de telles cibles?

Et d’abord, pourquoi le Mox prend la mer? Pour que ce combustible « recyclé » aille donner à manger à des centrales nucléaires au… Japon. Comme le rappelle la section internationale de Greenpeace, il y a 10 ans le premier convoi de Mox à débarquer au Japon s’est fait refouler, et a du être renvoyé au Royaume-Uni. Ensuite deux convois, arrivés en 1999 et 2001, attendent encore au port… Car ça fait 10 ans que ce combustible ne marche pas comme prévu dans les centrales japonaises. Dommage. Et pourtant, on en renvoit donc en 2009 près de 2 tonnes d’une seule traite — le plus gros volume de matière fissile jamais transporté. Sur la bagatelle de 18.000 miles aller simple (sacré voyage qui devrait durer 70 jours). Et alors?

There is also plenty of evidence showing that the containers used to transport the MOX are not strong enough to withstand serious accidents or terrorist attack. Risk of fire is just one example, the containers are only tested over a few hours, but fires on board ships can last much longer days or even weeks. Once MOX fuel disperses it poses a grave threat to public health and the environment.

Lire le communiqué de Greenpeace, et le blog qui devrait donner des infos régulièrement tout au long du périple. Une vidéo du départ à Cherbourg. Et tout savoir sur le Mox.

commentaires
  1. […] pour rester éclairé sur les mensonges de ce business interplanétaire. On connaît déjà le combustible MOX, soi-disant issu du “recyclage”. Dans «Déchets, le cauchemar du nucléaire», […]

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